J'ai vu un sourire, et en l'espace d'un instant, j'ai compris que ma timidité était un obstacle au bonheur.

J'ai vu un sourire, et en l'espace d'un instant, j'ai compris que ma timidité était un obstacle au bonheur.
Valloire 07/03/08

[...]
Et maintenant, je viens de marcher dans le froid, j'aime ça, en marchant dans la rue, on est sujet à plus d'allusions et donc plus de pensée que dans sa chambre. J'y repensais donc, concluant qu'en dépit de mon handicap racial, mon geste corrobore la pensée de ma disserte.


Il y a C. (Je n'utilise pas L car dans cette histoire, il y en a plusieurs différentes)
Je suis à cette table avec des amis depuis bientôt une heure dans l'attente du début du concert, nous buvons, partageant nos exploits de la journée, devinant ceux de la soirée. Et puis C arrive, elle s'assied à la table en face de la notre, elle est accompagnée par un blond que je ne cible pas encore très bien. Quoiqu'il en soit, le visage de C m'est familier, il y a en effet une vague ressemblance avec une connaissance. Il fait sombre pourtant ces cheveux me semblent blonds, elle est à peine plus petite que ma soeur, et d'une allure élancée. Assurément, elle est plus que mignonne. Je reporte mon attention vers mes compagnons et mon verre, ma voisine est égayée par le demi demi(12.5cl) qu'elle vient de boire, tous me paraissent se divertir.
Le concert commence et je réalise que C nous observe. Conclusions aux faits suivants, l'angle scène/C/notre table fait bien 90°, derrière nous il n'y a qu'un mur. Au début je m'imagine qu'elle regarde, dans notre alignement, la carte des boissons, mais à la troisième pinte, l'hypothèse s'annule d'elle même.
Elle est définitivement en train de fixer notre table. Biensur, j'évite de croiser son regard, ce qui aurait pour effet immédiat de la faire se détourner, je préfère la laisser continuer. Je ne peux donc pas la regarder, alors je décide d'enquêter à ma propre table, il y a en garçons F, T, P, et moi, mais P lui tourne le dos, occupé par ses deux cousines et ne se retourne que rarement. Il y a aussi deux autres filles, mais elles sont trop occupées à rire aux bons mots de F et T, moi-même étant assis entre leurs sourires.
Alors P se retourne et me dit discrètement, si discrétion il peut y avoir dans un pub un soir de concert, "Eh mec, je crois que la grande blonde flash sur moi" concluant avec son sourire en coeur. Moi, pas convaincu par son point de vu, je réponds que certes, elle fixe notre table, mais que l'incertitude demeure néanmoins sur la personne. Alors nous convenons d'une expérience d'arbitrage, je me déplace sur le banc, de sorte qu'au moins un mètre nous sépare l'un de l'autre. Et là, grande surprise, c'est moi que son regard suit, plus de doute possible! P lui-même reconnaît la chose et ne manque pas de témoigner sa hargne d'un "putain je suis vénère, ce n'est pas moi qu'elle admirait!". "Tu as une copine lui répondé-je, "ça n'empêche pas les sentiments" aurait alors dit l'ancien, mais bon devant la terrible évidence, il se ressaisit d'un "Ouais, n'empêche que je suis vénère!". Alors je relève les yeux, et la fixe à mon tour, de ce regard en coin qu'on oublie pas... Sortant de son flou, C remarque que je la regarde aussi, je lève mon verre, accompagnant mon geste d'un mouvement de la tête. Elle se ressaisit, sourit, et retourne sa tête vers la scène tout en essayant de garder notre table dans son champ de vision. La question qui se pose est alors, son compagnon de table est-il son copain?(1) Nous partageons notre interrogation avec le reste de la table qui se divise par sexe, l'un pensant que oui, l'autre que non, pour ma part, il me semble étrange qu'une fille accompagnée de son copain passe sa soirée à dévisager ses voisins. Soudain la situation change, deux amies à nous débarquent dans le pub. J'en avais déjà rencontré une l'année précédente, ne voyant plus de place autour de la table, elle décide de s'asseoir sur mes genoux. Et cela sous les yeux écarquillés de C, P se marre. C dit quelque chose à l'oreille de son compagnon qui nous regarde à son tour. Il s'en suit alors une drôle d'escalade entre les deux tables où P pelotant sa voisine et où quelques mains faisant réagir mon amazone, seront suivis de rapprochement suspects entre C,qui continuera néanmoins à nous fixer toute la soirée, et son compagnon. Plus tard dans la soirée j'ai croisée C sortant des toilettes, elle a eu ce sourire oscillant entre le "oups, c'est gênant", le "Ah salut" et le classique "JF blonde 1m76..." mais bien entendu, je n'ai pas osé l'approcher, vue à la lumière, elle perdait de son charme. Pourtant je ne statue toujours pas sur son compagnon.(2)


Mais la soirée est loin d'être finie, je remarque à une autre table voisine, une fille magnifique, une de ces filles dont on garde une photo sur son portable ou ipod, comme référentiel esthétique. Blonde et bronzée à l'excès, elle a des yeux qui a eux seuls justifient qu'on la regarde 20min, mais L est bien entourée, trop peut-être. P revient du bar avec un verre plein, et un post-it, il pose le verre devant moi, et me montre ensuite le papier, sur lequel je lie nos noms et numéros(en commençant par moi). P me met au défis de le donner à L. J'accepte, je me sens parfaitement clair, trop pour me permettre de me lever de lui glisser dans une poche et repartir, le regard creux, et la démarche hésitante, en fait je suis parfaitement sobre! Je réfléchis donc, il y a trop de monde autour d'elle pour que je la prenne en aparté. Pendant ce temps, P brule le contour du papier avec un briquer, un grand romantique dans l'âme. Il me le tend, il a quand même réussi à bruler le P de mon prénom. Au bord de l'abandon nous convenons avec P et M d'aller nous coucher pour nous préserver pour la course du matin, il est déjà plus de 2h un mercredi soir. Nous nous levons, et sortons, L est juste devant la porte, P passe comme si de rien n'était, moi je laisse s'arrêter mon regard sur ses yeux en marchant, elle le remarque. Dehors P m'exhorte une dernière fois. J'accepte, je me retourne, ouvre la porte, contourne les trois garçons qui l'entoure, me penche à son oreille, et lui témoigne mon bon goût, lui glissant en même temps le post-it, elle serre le papier calciné, et m'offre son plus beau sourire, je repars satisfait.(3) P me demande deux fois la confirmation que je lui ai bien donné et accepte de m'appeler "papa". C'était un de ces sourires parfaits, ceux qui rendent niaises les interminables hésitations qui ont pu le précéder.

25/06/08
Ma soirée du 21 avait été prévue de longue date, j'avais aussi prévu l'éventualité de recroiser plusieurs connaissances, c'est ainsi que je suis allé à ce rendez-vous culturel, prisé par les jeunes bacheliers, et autres... Tentant de me frayer un chemin dans la foule compacte, tout en gardant la main de la fille qui me suivait directement, je cherchais des yeux les dépressions dans la masse qui m'auraient permis d'avancer plus aisément, c'est alors qu'une image bloqua mon attention, je ne l'avais pas encore identifiée, mais j'étais convaincu d'avoir vu quelque chose de familier. Je m'arrêtai, et commençai mon panorama, j'avais déjà passé en revu un bon 65° quand je compris ce qui m'avait interpellé, un haut rose pâle comme le visage, une chevelure blonde, et un regard bleu, L se tenait à quatre mètres de moi. Je pris quelques secondes le temps de reprendre mes esprits. Puis sans plus attendre, je lâchai la main de ma camarade, marchai vers L, l'approchant dans son dos, me penchant sur son oreille et renouvelant mon premier compliment. Elle se retourna, leva les yeux et se souvint dans la seconde avec ce sourire si caractéristique. Sur ce, je la saluai, lui souhaitai une bonne soirée, et la quittai. Sur une place noire de monde, je l'avais retrouvée sans la chercher, aucun doute que j'y arriverai de nouveau, à trop la chercher, je perdrais le plaisir de la trouver.

Note :
1) Question inutile par excellence.
2) La réponse est aussi inutile, on commence par ça pour se trouver un prétexte pour ne pas y aller.
3) Je suis en réalité tout retourné, je m'attendais plus à de l'incompréhension, ou à un rictus de la part de L, mais elle a souris. Si seulement... je l'aurais accosté immédiatement, et j'aurais ainsi commencé sa connaissance plus tôt. Un pucelage comme celui là on ne le perd qu'une seule fois, ensuite ce n'est qu'une tentative de reproduction.

# Posté le mardi 12 août 2008 19:30

Modifié le vendredi 22 août 2008 16:36

FCPE

Ma mère rêvait d'être médiateur à l'ONU, c'est pour ça qu'elle est rentrée dans les fédérations de parents d'élèves, un moyen de participer à des conflits qui n'existeraient pas si on n'avait pas besoin d'eux pour justifier notre existence, certains diront que leur problème majeur est le poids des cartables d'autres la consommation d'alcool, la drogue, ou l'omniprésence des contenus choquants sur l'internet, mais ne les interrogez pas sur l'instruction donnée aux élèves. Mais c'est une exagération, en réalité, la majorité des parents d'élèves actifs dans les fédérations ont simplement eu la chance d'avoir un enfant aux ressources si inexploitées qu'il avait besoin qu'on vienne suggérer son passage en conseil de classe à la fin de l'année, ou alors ils s'ennuient dans leurs-vie de mères au foyer(c'est un constat, elles sont nombreuses), ignorant tout des joies du conflit hiérarchique au sein de l'entreprise, elles s'agitent au lycée, intriguent et luttent plus entre fédérations, que pour un progrès significatif... Rendons leur quand même le mérite de défendre certains parents, professeurs, ou élèves victimes d'injustices, ou d'incompréhension! Après tout, on a tous le droit de préférer boire l'eau de Cologne, plutôt que de s'en parfumer, on a tous le droit d'être atteint du syndrome du petit chef quand on enseigne l'espagnol ou que l'on protège les élèves d'un cancer de l'oreille, de même que l'on peut aimer dormir en cours! Ne nous disait-on pas justement à la conférence d'entrée en seconde "des études on prouvé que pour une bonne mémorisation du cours il faut avoir une phase de sommeil régulière entre l'apprentissage et la restitution", réjouissons nous de ces enthousiastes qui prennent de l'avance sur leurs obligations!


Dans mon cas, avoir un pied (celui de maman) dans la vie du lycée, et un autre au cul (celui de mon père), à cause de ce qu'avait pu entendre le premier, ce ne fut pas qu'une attraction, certains diront que le premier m'a fait retirer les félicitations(en 3eme) pour m'éviter un repos immérité sur mes lauriers au premier trimestre, il y aura du vrai. Mais cette entrée avait aussi son lot de découvertes, saviez-vous par exemple :

Mich** T'k*** de ... notre bien aimé délégué au CA avait en son temps(cette année) fait la proposition que des représentants des trois principales religions, viennent tenir des conférences pendant la semaine banalisée, lui même connaissant un curé(j'ignore en réalité la chair occupée par ce bon chrétien) qui viendrait volontiers. Le CA lui avait alors expliqué le caractère de prosélytisme que représenterait de telles conférences, prosélytisme en contradiction avec les fondements laïques de l'école républicaine. Il se défendit d'avoir de tel dessein, en appelant à l'aspect historique, il lui fut alors répondu que des professeurs d'histoire du lycée étaient alors pleinement qualifiés. Mais selon lui un professeur était incapable de transmettre l'idée du "pourquoi on est croyant", "alors c'est du prosélytisme!" lui répondit-on. Le sujet allait être clos quand un parent tenta "et puis tu sais, pendant la semaine banalisée, aucun élève n'irait à cette conférence", relevant la tête il lança comme on lance sa crédibilité électorale dans un crachoir "je comptais bien qu'elles soient obligatoires!".
Comme quoi, l'austérité et le sérieux apparents ne sont pas garants d'un réel rationalisme et d'une pure sainteté d'esprit!
Je règle aussi un détail, quand j'écris "l'état français" sans majuscules dans un article économique du journal du lycée(sisi il existe), il me semble déplacé de me reprocher de faire un amalgame "inadmissible" entre le gouvernement de Vichy, et une success story financière... crastinorien!

Plus amusants maintenant, ma mère ayant à la sueur de son front gagné un poste de "responsabilité" que personne ne veut au sein d'une fédération, ouvrant pas mal de possibilités. Comme chaque année, ma mère recevait une liste complète de tous les élèves du lycée imprimée deux fois, la première avec un classement alphabétique, et la seconde par section/classe, chaque liste présentant donc les noms, dates de naissances, régimes, et options... utile pour se renseigner, je connaissais ainsi les six personnes du lycée étant nées un 10 décembre, mais aussi deux trois choses sur deux trois filles selon un schéma inévitable, à partir d'un prénom, j'obtenais un nom, une classe, une date de naissance, et la liste de nos connaissances communes en ouvrant quelques tiroirs supplémentaires j'avais un emploi du temps détaillé, le nom de ses profs(à réutiliser), et une vague idée de son goût pour les conflits avec les profs(via cahiers de classe). L'étape suivante est simple, à la bibliothèque, ou en entrant directement dans sa classe on va lui remettre son numéro en l'invitant à appeler, étonnement ça marche très souvent, pour ne pas dire toujours, mes seuls contre-exemples je les attribue aux rires d'un pote à côté de moi lors de la man½uvre, ou à un manque flagrant de sincérité. Mais je tiens l'attente de l'appel pour une activité peu virile:D bien qu'amusante par ce qu'elle implique. J'ai donc encore utilisé le personnage parent d'élève de ma mère, en effet elle connait mieux les cpe et les autres employés que moi-même, voici la scène :
j'entre dans le bureau du cpe, celui-ci absent, je suis reçu par une pionne(bonne chose)
"Bonjour, je suis le fils de Madame Moulin, elle aurait voulu avoir un numéro pour pouvoir joindre L en ***(classe) en vue de son conseil de classe, mais comme je n'ai aucune idée de à quoi elle ressemble je suis venu ici..." bien sûr je lui sers ma plus belle gueule d'ange, plissant le front à la Clark Gable, le regard soucieux, la tête à peine penchée en avant, et ma veste portée sur mon bras gauche replié.
La pionne me regarde un instant et se lève "Je dois avoir ça, en quelle classe m'as tu dit qu'elle était?"
Ça marche! Elle fouille dans un tas de fiches de renseignements, vous savez ces fiches que vous avez remplies au début de l'année, elle me dit qu'il n'y a deux numéros fixes("parents divorcés?" me dis-je...), je profite de l'hésitation pour lui suggérer d'écrire aussi le numéro de portable de L si il y en a un, elle survole la fiche lève la tête en souriant et s'exécute.
Et voilà en deux minutes j'ai obtenu un numéro de valeur, et lorsque inquiète, L me demande comment j'ai eu son numéro, je lui réponds la vérité, "aux renseignements" un sourire au lèvre, elle apprécie.


Sinon j'ai encore un fait d'arme que je partage avec Gui et E. Dantès, tellement fort qu'on l'a laissé anonyme et qu'on le laissera ainsi jusqu'à après la prochaine rentrée, pour pouvoir nous confesser auparavant auprès des ayant droits. La jouissance est imparfaite tant que la gloire ne nous est pas attribuée... "comment?"

# Posté le samedi 02 août 2008 17:50

Modifié le dimanche 03 août 2008 19:08

Sup de co

Sup de co
Développements limités, application linéaire, optique géométrique, et mécanique cinématique... aucun intérêt à se retrouver ici... tous les jours je vais à mon cours pour 9h, le prof arrive une demie-heure en retard, je ressors vers 12h30 et rentre chez moi. Hier, en rentrant chez moi justement, je suis resté fasciné par une scène dans le métro. Faisant invariablement le même trajet, je commençais à ne plus m'étonner en voyant à tel endroit une personne faire la manche. Par lâcheté, et par habitude je ne fais pas beaucoup attention aux mendiants des couloirs du métro, contrairement aux musiciens du RER, mais cette fois-ci, je crus voir un exploit. Arrivé à Chatelet, je pris l'escalator pour St-Germain, à peine sur le quai, une voix derrière moi semble m'appeler "S'il vous plait, S'IL VOUS PLAIT! aidez-moi" je me retourne et vois une petite dame, obèse ou en surcharge pondérale si ça choque quelqu'un, portant des lunettes de myope devant dater d'une bonne vingtaine d'années à en juger ses verres qui lui font des yeux ridiculement petits. Je me dirige automatiquement vers elle prêt à lui donner mon bras pour l'aider à se lever, évidence que je conçois immédiatement, quand je réalise qu'une personne juste devant moi semble avoir lui aussi répondu à l'appel, je reprends ma place sur le quai et écoute d'un air distrait "aidez-moi, je suis handicapée, j'ai faim, une petite pièce". Et là je fais trois tours dans mes sous vêtements, c'est la première fois que je ressens ça. Je décide donc de m'asseoir sur une siège et d'observer la scène qui assurément va se reproduire. En effet chaque personne passant se voit rappeler d'un "s'il vous plait" répété avec insistance, alors les gens s'arrêtent, et après un temps de réflexion à peine perceptible vont à la grosse dame, pour entendre invariablement le même refrain. Ce qui est encore plus étonnant, c'est que ça marche plus que pour n'importe quel autre mendiant, en dix minutes passées à côté à attendre mon train, la dame ramasse plus de 5euros, à un rythme comme celui là, on doit pas mendier longtemps! Alors j'ai reporté mon attention sur la dame, il y avait chez elle quelque chose qui faisait que les usagers du RER venait à elle, et acceptaient de l'aider. C'était encore une évidence, elle n'avait pas l'air de mendier, lorsque quelqu'un passait, elle attirait son attention d'un ou deux "s'il vous plait" puis tendait, non la main, mais le bras comme pour chercher un soutien, la paume vers le bas, avec un léger mouvement de redressement de son corps, ainsi tout le monde faisait la conclusion que j'avais eue, "cette dame voulait de l'aide pour se lever", les gens s'approchaient donc, et une fois au contact se sentaient comme pris dans un filet, et offrait leur charité. Jusqu'à cette scène je pensais que moins d'une personne sur dix prenant le métro pouvait donner à un mendiant(excepté aux musiciens qui attirent toujours plus de sympathie), maintenant je sais que ce chiffre peut atteindre du sept sur dix, en prenant des passants totalement au hasard. Alors j'ai entendu ce refrain pendant dix minutes, jusqu'à éprouver de la gène pour les personnes refusant de donner, l'indifférence est moins honteuse que le refus. Et pourtant je continuais à regarder, me sentant comme Bardamu dans sa soif d'horreurs, il y a ces choses qui nous répugnent et que l'on continue à regarder. Il y avait heureusement à deux pas sur le quai une fille au visage qui m'était familier, elle passa deux fois devant moi en me regardant, l'impression devait être réciproque, mais considérant son âge, il n'y avait aucune chance qu'on ait déjà été présentés. Elle descendit à la gare de Rueil, surement la seule explication de mon impression.


Photo : lycée Agora, un an plus tard, Bac...
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# Posté le vendredi 01 août 2008 17:30

Modifié le dimanche 03 août 2008 19:13

Comme un mauvais pressentiment, ou l'ode à la banane.

Comme un mauvais pressentiment, ou l’ode à la banane.
Chapitre I
(plouf, chhhhhhhhhhh-asse d'eau)
1 se réveille, il est assis parterre dans les WC. Marin l'enjambe pour sortir. Doucement 1 se relève en s'appuyant maladroitement sur le siège des toilettes, sa main glisse à l'intérieur, il se place finalement debout et se recoiffe avec sa main nouvellement humidifiée. Machinalement, les yeux à demi fermés, il se dirige vers la cuisine. Les volets sont à peine ouverts, mais l'on perçoit la lumière du jour qui éclaire. 2, 3, 4, et 5, visiblement avachis comme des b½ufs sur une table couverte de verres brisés et renversés.

# Posté le jeudi 01 mai 2008 18:58

Modifié le vendredi 02 mai 2008 10:10

Conversations...

Conversations...
-Salut mec
-Salut, tu l'as vu passer la dernière?
-Un peu, elle a du potentiel, je dirais même que d'ici deux-trois ans, elle aura deux-trois trucs à enseigner à mon petit frère. Un peu crevette, maquillée au paint-ball, mais elle ne s'ennuiera pas plutard... une valeur sans risque quoi...
-Bien vu! mais ne négligeons pas l'aspect cutané de la chose... Sinon, des nouvelles de ta grosse?
-Oué, elle se fait déglinguer par un mec de 21ans, un pur gagnant quoi... Elle en est folle, enfin elle me tanne avec, c'est devenu une dinde.
-Dur, peut-être que c'est un mec bien en fait...
(silence)
-Naaaaannnnn -Naaaaaaannnn
-Oué n'exagérons pas, le gars de 21ans qui se serre une minette de 17, il a une bonne tarre bien cachée celui-là.
-Et les sentiments BORDEL?!!
-Oui c'est vrai, il n'empêche que 21-17=4ans, c'est l'écart entre moi et ma petite soeur... ^^(mouvement de sourcils). Mais il fait quoi ce papa dans la vie?
-Il est en médecine
-Ouuuuuhhhhhh, c'est pas un mec bien, il est le seul mec de son amphi et il va quand même voir ailleurs, coup dur pour les étudiantes.
-Attends ne bouge pas, il y a deux filles en train de te dévisager à 11h...
-Euh... elle remarquerait si je me collais un doigt dans le pif?
-Sans problème, mais commence par te recompter les parties.
-Bien vu!
...
-Elles en croient pas leurs yeux, surtout ne rigole pas tout de suite...


-Tiens, c'était pas avec son appareil photo qu'on s'est fait une séance coquine dans les WC samedi?
-Possible, montre lui ton profil, on verra si elle te reconnaît...
-Euuuuh, il fait froid là... n'empêche, t'aurais pas dû déféquer dans le fourreau du balai à chiotte.
-Oh! j'ai du le faire en deux fois pour te laisser le temps de rire!
-C'est clair, mais j'étais déjà torché.
-Je t'assure que moi je l'étais juste après...
(check)

-Dis, tu l'attrapes avec quoi Artikodin?
-Bah ça passe avec l'hyperball, si tu l'endors avant.
-Fock! No!
-Ca arrive de gauche.
-Ah! alors, nan, nan, oui, nan, nan et un petit moué
-Je suis pas d'accord avec ton moué, pour moi c'est un bon oui, ou un grand moué.
-Bon je te l'accorde, mais ça, c'est à force de preumsser n'importe qui, t'as la vue qui baisse. A droite dans l'escalier.
-Je Kamel! mais dis moi... "c'est elle?"
-Quoi?
-Mais si ** "c'est elle"!
- "c'est elle?"
- "c'est elle?"
- "c'est elle?"
-Putain les mecs, arrêtez ça!
-Ok, de toute, c'est passé.
-Elle ne vous a même pas remarqué.
-Peut-être mais ses copines si.
-Porqué?
-Bah elle s'est retournée en passant la porte...
-Fock! la prochaine montée sur pilotis qui passe, elle est pour toi ***
-Bon sinon, ils sont où nos deux moineals?
-Arrête d'appeler leurs esprits, ils vont finir par débarquer... Et ça va plomber notre synergie.

# Posté le mardi 29 avril 2008 19:48

Modifié le jeudi 01 mai 2008 14:40