Je retourne d'où je viens. Je marche dans la rue, j'ai l'impression de me cacher, je réfléchis et aucune raison valable pour un tel comportement ne m'apparaît, alors je continue, inquiêt, une voix puis une main m'arrêtent, je me retourne et une fille brune de taille moyenne au visage familier me demande si nous ne nous serions pas déjà rencontrés dans une conférence. Je réfléchis un instant et soudain l'éclair, je l'ai déjà aperçue dans une réunion de comité, mais c'était il y a longtemps. Elle comprend à ma réaction que je l'ai reconnue, mais ce n'est pas normal, toutes les personnes présentes cette nuit là dans ce sous-sol sont mortes peu de temps après, elle ne peut pas l'ignorer. Alors je réagis de la seule façon satisfaisante pour moi, lui répondant par l'affirmatif, précisant que je ne vai plus aux alcooliques anonymes depuis des années. Elle paraît suspecte à mon égard, je lui dis que je suis attendu et la laisse. au premier carrefour je monte dans le premier bus que j'aperçois. Il me faut m'éloigner, partir loin, et recommencer. Comment m'ont ils retrouver, j'ai fait le mort pendant quatre ans, mon nom n'a jamais été écris nulle part. Un tour sur moi même, et me voici chez moi, j'embarque le principal il faut aller vite. La sortie de mon immeuble est barrée par des voitures de police, je passe donc par l'arrière boutique de la pizzeria du rez de chaussée et sors comme un simple cliant, lê visage cacher dans une boîte encore chaude. Je marche lentement, et puis un cri, c'est mon nom, des personnes courent. Je me retourne ils sont après moi, je lache mon sac et la boîte et me met à courir à mon tour, le chant des sirènes recommence. je tourne et saute par dessus un tas de gravas. J'ai l'étrange sentiment d'être léger, trop même pour courir à cette vitesse, alors j'essaie, c'est irréel et pourtant je m'envole et retombe sur le toi d'un immeuble, je cours toujours. Mais comment ai-je fait, je m'étais pourtant réveillé comme tous les matins, alors pourquoi étais-je maintenant dans ce qui ressemblait à un mix entre GTA, Matrix, et un clip des Red-Hot? Soudain une porte s'ouvre à ma droite, L me dit "tu viens on va se promener?". Alors je suis expiré vers mon lit, je me suis encore endormi habillé, il était vachement tordu celui la... Dans l'après midi, je vai écumer le sous-sol d'une librairie, ils n'ont toujours pas traduit In search of Captain Zero : a surfer's road trip beyond the end of the..., j'attendrai encore.
Le soir venu alors que je reviens de je ne sais plus où, je remarque une masse en mouvement dans le caniveau. Je m'approche, intrigué, c'est un hérisson, pas très gros, il fuit deux mètres plus loin sous une voiture stationnée. C'est un 4*4, et sa hauteur me laisse admirer mon nouveau camarade. Alors je m'assieds contre le mur, et j'attends, il ne bouge pas. Je reste là une demie heure à le regarder tourner en rond dans cette rue, et une voiture passe puis une seconde, alors il traverse et repart vers un terrain vague de l'autre côté, lui était peut-être attendu. Alors je reprends ma marche, je passe devant un panneau d'affichage recouvert d'une immonde pancarte jaune, en vérité il y en a plusieurs sur plus de 6m^2, instinctivement je me saisi de ma clef et arrache méticuleusement l'intégralité de la propagande, consciencieux, je jette dans une poubelle le fruit pourri de ma récolte, un beau geste pour le monde. Trois rue plus loin, encore les mêmes affiches, et bien exposées en plus. Les couches successives forment un carton que l'on arrache aisément, c'est fini. J'imagine qu'en repassant devant j'en serai fier, ou bien tout sera déjà revenu...

