Edito

Edito
Bon, les vacances, l'ennuie, la confection, les soldes, la lecture, et de temps en temps l'écriture, écriture qui me mène sur la douce et instructive voie de l'introspection. Et puis je me promène, en pensant à L

Je laisse ici le résultat de ce soir...


Il y a trois mois je terminais non sans promesses l'article un brin de fiction avec :

"# Depuis bien longtemps je connaissais son visage..."

En écrivant cela, je croyais déjà connaître la fin. Une fin que certains pouvaient déjà deviner, et là était mon problème, pourqoi écrire ce que d'autres connaissent déjà. Dans la semaine qui suivit, alors que je pensais à elle, je me demandai pourquoi ne pas raconter mon entreprise auprès d'elle. Et finalement j'ai décidé de raconter les deux histoires, voici donc la première(la prévisible).
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# Posté le lundi 02 juillet 2007 17:44

Modifié le vendredi 20 juillet 2007 20:37

la fiction

la fiction
# Depuis bien longtemps je connaissais son visage... Je me souviens encore parfaitement de ce moment où je le vis pour la première fois, ce devait être durant l'hiver 05/06, je mangeais avec des camarades de classes quand une jeune fille que je connaissais bien vint saluer des amies à notre table. Elle se trouvait derrière elle, alors qu'elle effectuais un rapide tour des visages de la table, je la fixais, elle était mignonne, elle me parut innocente, sans doute le fait qu'elle ne soit pas peinturlurée comme le voulaient les us des impubères de 15ans qui peuplaient mon entourage. Un autre détail me marqua chez ce visage, à chaque fois que je le vis, il me parut inexpressif, ni tristesse ni joie. Les mois passèrent sans que je la remarque plus que cela. Avec le printemps je pris l'habitude de rentrer déjeuner chez moi le vendredi midi, elle aussi, j'attendais le bus, elle aussi, et c'est peut-être à cette époque que j'ai commencé à l'observer. Elle avait continuellement la tête dans les épaules, ce qui lui tirait le cou vers l'avant et lui donnait un air brisé, un détail insignifiant, et pourtant je me rappelle m'être dit qu'avec une meilleur tenue, elle deviendrait aisément agréable au regard(pour ne pas tomber dans l'hyperbole, vous l'aurez compris). Chaque vendredi, debout contre le même arbre, j'attendais de la voir passer. C'était un plaisir simple et, je le crois, très sain.

Les vacances passèrent.(1)

# A la rentrée je l'avais oublié avec cette habitude du vendredi, mais c'est elle qui se rappela à mon esprit. Je découvris bien malgré moi la haine que certains élèves nourrissaient à son égard, et c'est seulement alors que j'appris son nom. Ce fut aussi le début de la fascination que j'éprouvais à son égard. "Comment un visage -apparemment- si doux et innocent pouvait-il avoir autant de détracteurs?". Sachant que mon père(2) lit tout cela, je ne veux pas détailler plus cette aventure, je dis donc succinctement que je me suis maintenu dans une relative passivité, m'en tenant toujours à de bons mots sans jamais envisager de les dépasser, peut-être développerais-je plus un jour. Et puis on la rendit heureuse pour moi, heureux, je l'étais donc à mon tour, je remarque juste au passage que je suis de ceux qui vivent leur bonheur en grande partie par procuration, mais j'y reviendrai très prochainement. Bien que je ne sois pas convaincu d'avoir apporté à cette jeune fille, je l'ai su heureuse, et c'était amplement suffisant selon moi.



Notes :
1) Et voici un paradoxe que seule une connaissance de la mécanique des quantas pourrait permettre de comprendre, dans mon précédent chapitre j'expliquais au passé des faits passés en suivant un cheminement linéaire, mais voici que cette linéarité est bousculée par la répétition du "les vacances passèrent." car de toute évidence, il s'agit du même été et donc des même vacances. Pourtant "elle" est différente d'"elle" car il ne peut y avoir qu'une seule "elle" à la fois dans le récit et dans le temps, ainsi quand deux parties différentes du récit se chevauchent sur deux intervalles de temps identiques, ce n'est plus moi mais une autre version de "moi" existant dans une autre version de notre monde. Utilisant cette théorie révolutionnaire je peux par exemple expliquer ma double existence d'une nuit(un intervalle de temps bien délimité donc) où dans une première version j'ai somnolé tranquillement devant la télé, et où dans une seconde version je suis sorti m'encanailler et boire comme un débauché avant de rejoindre ma première version, elle, restée devant la télé, on dit alors que les deux cordes se rejoignent pour en former une troisième qui admet l'existence passée(si l'on peu introduire la notion d'antériorité temporelle quand chaque corde est dans son temps) des deux cordes d'origines. Par exemple je peux recourir à la théorie des cordes ou à beaucoup d'éthanol pour expliquer ma grande productivité littéraire sur ce créneau de 1h30-3h, une corde d'habitude parallèle à la notre, par un mouvement d'ondulation incertain entre en contact avec notre corde(la version du monde sur laquelle vous êtes en train de lire...), alors la version du "moi" de notre corde rencontre une autre version de "moi", elle très inspirée, ou bien un de ces génies littéraires morts dans notre version du monde mais toujours vivant sur l'intervalle de temps de l'autre corde, ainsi une mini courbure peut me permettre de rencontrer une version de "Platon", ou de "Socrate" sans quitter le XXIem siècle de notre corde. Bon je vous sens un peu embrouillé, ne vous en faîtes pas j'y reviendrai.(3)
2) Vrai, et il m'envoie de terribles notes pour corriger mes fautes!!! Mais je préssens que sa lecture prochaine de cet article va me donner droit à quelques explications...
3) pour ceux que ça intéresse un peu => théorie des cordes


deux-trois beaux gestes, rien de plus...
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# Posté le lundi 02 juillet 2007 17:43

Modifié le samedi 14 juillet 2007 09:48

to blog or not to blog?

to blog or not to blog?
Cela fait deux nuits que je ne dors plus(1), sans que je puisse découvrir l'origine de ce trouble. tout du moins jusqu'à ce matin. Ce matin, je me suis donc réveillé(ou plutôt relevé) avec l'esprit plus torturé que jamais par une question existentielle, directement liée au problème sub-atomique de la métaphysique des quanta. Je formule cette interrogation ainsi "To blog or not to blog?"(2). Pour y répondre j'ai commencé par effectuer un bref mais utile tour de ce que mon environnement fait de mieux(3) en matière de blog.

J'ai donc observé et classé les blogs en **** catégories :
- La majorité des blogs


note :
1) Vrai
2) le petit monde de la mécanique quantique étant presque exclusivement anglophone, je ne vois pas d'autres formulations possibles, on pourrait cependant essayer de traduire cette question par "bloguer ou ne pas bloguer?"(ce qui convenons-en est bien moins puissant...)
3) Tout est relatif...

# Posté le mardi 15 mai 2007 15:24

Modifié le vendredi 20 juillet 2007 20:47

Le bonheur un soir de Printemps

Le bonheur un soir de Printemps
Pâques, on est le seul con encore à rueil, mais pas de ski sans neige et pour tracer un slalom, il en faut beaucoup. Alors on s'ennuie, on va à Paris pour se dire qu'on ne se laisse pas aller, on se promène, on marche, mais ça, ce n'est rien. Ma seule vraie joie vient le soir, au moment de rentrer chez moi, il est vingt-trois heures passées, je marche seul dans rueil, et cet air frais d'été me rappelle les plus belles heures de ma vie(je laisse la douce lectrice au poil soyeux que tu es savourer ces belles phrases), et cela suffit à me rendre heureux. Alors je m'assois sur un banc, je prends mon fidèle rhodia à spirale et j'écris les pensées qu'une fois rentré je reporte consciensieusement ici. Ce calme, cette musique, que vient briser le pot d'échappement débridé d'un jeune en mal d'écoute, on ne s'en lasse pas. Il faut être seul pour vraiment savourer ce moment, ou alors avec un ami silencieux. Et puis un groupe de zonards arrive, eux aussi ils se promènent, comme moi ils ne vont nulle part, mais ils ne tirent pas de plaisir à contempler cette ville endormie, au contraire, ils semblent angoissés, et par instinct deviennent bruyant. Alors je rentre définitivement. Je passe par l'église, et je l'aperçois, cela m'agace, sans que j'accepte de comprendre pourquoi. En chemin je croise deux noctambules avec leurs chiens et oublie mon tracas pour retrouver la rue Filliette.


photo : IIIe acte

# Posté le lundi 09 avril 2007 20:04

Modifié le vendredi 13 avril 2007 15:36

un brin de fiction

Cela fait bien longtemps que j'ai commencé cette marche, si longtemps que certains(1) en profitent pour se payer ma tête. Mais pourquoi passerais-je à autre chose?

Suis-je voué à l'échec? Non, je ne le suis pas plus maintenant qu'au tout début, et de toute façon le contraire est sans importance(explications à venir).

Ai-je envie de continuer? Biensur! Elle est plus belle maintenant qu'à son entrée dans mon esprit. Et pour une raison qui relève de ma sottise, je ne peux me défiler en me lançant sur une autre(là aussi, explications à venir)


# Il y a quelques années, pour de sombres raisons, j'ai vaincu, si victoire on peut considérer, ma timidité en devenant ce qu'on appellera un être austère, et oui... la médiocrité des hommes a fini par me faire fuir... et en devenant austère je me prévenais de devoir suivre ce qui ressemblait pour tous à une nécéssité, être accompagné si jeunes soient-ils dans leurs mornes existences... Un tel comportement n'était pas dur à suivre, n'étant à l'époque qu'un petit intello dénué de tout intérêt pour l'esthétique, je vivait discrètement, méprisant parfois moins discrètement certains. Et le temps a passé, je me suis certainement bonifié physiquement avec lui, mais j'ai gardé cette austérité sentimentale. Il m'est arrivé de m'en défaire, mais il était clair que je n'étais plus du même monde(tu peux sourire). On me reprochait cette solitude que j'avais pourtant choisie, mais les reproches venaient de personnes sans valeurs, leur haine ne pouvait m'atteindre puisqu'ils n'étaient pas destiné à me fréquenter. Mais une constatation évidente se fit, ces gens la formaient un réseau de médiocres très influents, et l'idée que des calomnies à mon sujet, atteignent les oreilles d'une innocente jeune fille m'était plus désagréable. Je me mis donc en tête de jouer leur jeu et de leur prouver ma domination, même dans cette discipline où ils me croyaient atteint d'autisme.
Je me suis donc lancé à la recherche de celle qui accomplirait ma vengeance, en toute honnêteté, je voulais que cette jeune fille soit leur idéal absolu, de sorte qu'on ne puisse jamais me la pointer comme une tache sur mon CV. La fille ne fut pas dure à trouver, pour la séduire j'eu recours aux méthodes dites de base, msn et sms(à noter que le sms est tout bonnement LA pulsion créatrice), c'était plus par fair-play que par soucis de la performance, il me fallait utiliser les mêmes armes que mes adversaires, ou alors la victoire aurait été discutable.
# En trois semaines, la victoire était mienne, la jeune fille était ce qu'ils considéraient comme une petite amie, ma petite amie. J'avoue qu'une telle facilité(tout est relatif...) m'a à l'époque intrigué, ayant atteint le seul objectif que je m'étais fixé, par curiosité j'ai poursuivi l'expérience pour voir jusqu'où il était possible d'aller. J'ai peut-être été indélicat par moment, mais bon je ne suis pas à blamer car c'est elle qui fauta la première, en se laissant aller dans la facilité elle fit une faute fatale, une faute que j'avais commis un an avant elle et que j'avais alors appris à reconnaître chez les autres, je ne fis pas de vague autour de cela donnant priorité à mon expérience. Je vis, et nous rompîmes, elle ne s'en doute certainement pas, mais elle me permit d'apprendre autant de choses en un mois avec elle, qu'en un an à regarder mon entourage.

Les vacances passèrent. Je passe sous silence les périodes extra-scolaires qui de toute évidence correspondent à un autre moi.

# A la rentrée, je me retrouvais une fois de plus au lycée, un peu plus instruit par les expériences de l'été, mais pas moins assoiffé de savoir qu'à mon départ. Et le savoir qui m'intéressait vraiment, celui que quelques rares livres traitent avec rigueur, j'étais décidé à le découvrir par moi-même. Ne cherchant pas l'expérience de la chair avec ce qui peuplait mon lycée, je choisissais le contact d'esprit, et le seul esprit de valeur que j'éspérais rencontrer était celui d'une jeune fille innocente. C'est certes très critiquable, mais en cherchant l'innocence, je désirais former et instruire la jeune fille qui deviendrait alors mon idéal, un idéal formé par mes soins. Mon premier choix fut certainement précipité, la jeune fille était incontestablement mignonne, en particulier ses yeux, mais très vite, alors que j'étais au sommet de ma cour, j'abandonnai, lassé par le manque navrant d'intérêt que m'inspirait la jeune fille. Ce ne fut pas pour autant une perte, il est vrai qu'en me retirant ainsi j'entamai ma crédibilité, mais plus que tout, je précisai mes goûts(ça sonne mieux qu'exigence...) en matière de fille, et j'avais malgré moi créé une fille prête à être cueillie à tous moments. Plutard, j'appris qu'elle continuait à affirmer devant ses copines, me plaire, avec fierté. J'en étais flatté(on l'est toujours un peu) mais j'éprouvais surtout de la déception, non pas déçu par elle, mais déçu par moi-même, de m'être, si peu soit-il, épris de cette jeune fille. Dire que le désintérêt que m'inspirait cette jeune fille fut la seule cause de mon abandon ne serait pas très honnête, j'avoue donc m'être entre temps promis un défi bien plus grand.
# Depuis bien longtemps je connaissais son visage...


vidéo : Bee Gees - I started a joke

# Posté le lundi 09 avril 2007 14:51

Modifié le vendredi 19 octobre 2007 12:15