Il faut savoir que la bande dessinée peut elle aussi être l'hôte de belles pensées...
Vous n'aurez pas manqué de remarquer mon sweat-shirt à l'effigie de Kador, un collector!!!
Préface :
Kador le ouah-ouah de son maître.
En ces temps troublés et confus, il n'est point aisé de discerner les oeuvrettes promises à la postérité, de celles qui ne le sont point. Assurément, en voici une qui l'est. La preuve même en étant dans cette préface. Je ne me mouille pas, un oeil exercé comme le mien, mon oeil de vrai pofesionnel, a repéré immédiatement l'intense filiation qu'il y a entre cet album et le mouvement punk d'une part, la musique rock d'autre part, et enfin par ailleurs avec les revendications régionalistes.
Il faut s'expliquer, le lecteur m'en somme.
Et donc pour commencer, revenir sur la genèse de Kador. L'idée en vint à Binet(il n'y a pas de calembour dans ce bout de phrase(1)) un jour qu'il méditait sur le problème militaire au Larzac en écoutant un disque des sex pistols, recueilli dans le choeur de cette église d'étampes où il tient l'orgue tous les dimanches(1), édifice célèbre pour ses mariages Punk. D'ailleurs elle penche, à force de piser dans tous les coins(1).
Voilà que lui vint l'intuition d'un message politique urgent à transmettre aux masses(2). Ce message disait que le peuple serait toujours prêt à écouter la musique rock. Et que plus elle était jouée fortement, plus le message avait des chances d'être entendu. Oui pensait Binet(sans calembour là non plus), oui le peuple comprendrait ce message et serait d'accord avec cette musique. Le thème de la saga était trouvé : Du rock fort, d'accord.
Il ne lui restait plus qu'à transcender un brin, à transposer pour que ce soit plus commercial et tout et tout, et son personnage, anagramme(3° pas triste, serait donc Kador. La saga devenait :
Du rock fort, Kador!
(notons au passage que l'anagramme(4) est imparfait, il eut du être en fait "du rock fort ccador". Mais c'est là le génie de Christian Binet, palimpseste de l'humour français, il a su issimuler d'une ellipse habile son anagramme de façon que les sots le manquassent et point les fins d'esprits).
Il ne lui restait plus qu'à dessiner le reste, enfin ces trucs vagues qu'on met en dessous du titre pour emballer. Ce fut la saga de Kador, parue en feuilleton dans
Fluide Glacial(5), et que voici enfin réunie au complet.
Kador est donc un occitan qui veut faire de la musique comme ça lui plait, et aussi fort qu'il le désire, et du pur rock. Il choisit donc un endroit désert, habité seulement par des moutons du Vernay. Il l'appelle Larzac(souvenir du vieux professeur de dessin de Binet-non, pas de calembour là non plus- qui se nommait Lazare C. -notons une fois de plus l'anagramme mal foutu). Kador joue très fort sa musique, et son cri profond évoque l'aboiement de ce fameux chien berger occitan qu'on appelle en termes savants(nous autres vrais professionnels) le roquet Neurolle(du nom de leur ville d'origine).
Kador, au fond n'a que deux maîtres. Ils sont cachés dans le paysage. Trouvez-les. Quant à Dieu, il reconnaîtra les chiens.**(Et les chiennes comme toi douce impubères blogueuse de passage ici!!)***
Frémion
(1) Authentique
(2)Masse(Petit Larousse) : a publié dans la même collection "mémoires d'outre terre", en vente partout.
(3)Cf. Petit Larousse
(4)Cf. Note (3)
(5) En vente dans toutes les bonnes Pharmacies.